BK en visite chez Yeti Cycles
A l’occasion d’un trip aux « Zuhessa », Bastos la menace l’envoyé spécial de BK a eu l’occasion d’aller faire un tour dans les locaux de Yeti Cycles, à Golden - Colorado. Intrusion dans l’intimité d’une marque mythique !
C’est vrai que question marque mythique, Yeti se pose sacrément là. L’histoire commence aux premières heures du VTT, quand l’industrie se composait plus de doux rêveurs qui avaient su développer de belles compétences de soudure dans leur garage, faute de trouver ce dont ils avaient besoin sur le marché. Très vite, la marque a su fidéliser les racers les plus rapides de la planète pour se construire une solide réputation de qualité, de savoir-faire, et d’exclusivité.
L’histoire commence en Californie en 1985, mais Yeti va vite déménager à Durango, Colorado, pour se retrouver en plein cœur de ce qui est en train de devenir le berceau du MTB. Quelques années plus tard, et après avoir fait rouler des grands noms tels que John Tomac, Myles Rockwell, Missy Giove, Julia Furtado ou plus récemment Tara Llanes, Yeti s’installe dans la petite ville de Golden, toujours au Colorado, dans la grande banlieue de Denver. Quelques heures avant de prendre l’avion, on n’allait pas refuser d’aller voir les gens qui ont su nous pondre des bikes mythiques comme le 575, l’ASR ou le tout récent Seven.
Arrivés devant les nouveaux locaux de Yeti, force est de constater que l’entrée ne paye pas de mine. On a du mal à se rendre compte que c’est là que se fabriquent des VTT parmi les plus beaux du monde…
Pourtant, dès qu’on entre, la passion est évidente. Des vestiges de la marque sont exposés partout, qui devraient faire partie du patrimoine mondial du VTT, inscrit au registre de l’Unesco. Ce maillot a été porté par John Tomac, et témoigne de la courte incursion de Campagnolo dans le VTT. Quant-à cet ARC de DH, c’était celui de Martin Whiteley en 1992. Martin écume encore les paddock de coupe du monde, il était le manager du team Honda, et gère encore la carrière de Greg Minnaar, entre autres. Matez un peu les pièces Ringlé anodisées, et les 3 cm de débattement…
Chez les designers, c’est toujours un peu à la cool. Babyfoot, vieux cadres pendus au plafond, la pièce sert aussi de show room pour exposer les collections en cours.
Yeti a traversé un petit passage à vide ces dernières années suite à divers rachats hasardeux… On a dû attendre un peu pour voir arriver de nouveaux designs. De nouveau autonome, cette période semble maintenant bien terminée, puisque de nouvelles plateformes ont été présentées l’automne passé. En plus de sa production sur place dans le Colorado, Yeti sous-traite maintenant quelques cadres chez des fabricants renommés, bénéficiant ainsi des dernières avancées technologiques en termes d’hydroformage et de matériaux composites. Le nouveau développeur a même eu droit à une peinture perso dans son bureau. Et toujours, on retrouve au plafond les cadres qui ont fait l’histoire de la marque.
Côté production, on entre encore plus profondément dans le mythe Yeti. Un coin de l’atelier est réservé au team, juste à côté d’un rack où plusieurs dizaines de cadres attendent d’être assemblés. Là, y’en a pour du pognon ! Le montage se fait à la main, façon traditionnelle et sans automatisation. On remarque d’ailleurs sur le pied de montage un des premier Seven, le nouveau gros enduro / FR de Yeti. On vous en a déjà parlé, il a la particularité de n’avoir qu’une seule base, pas mal de deb’ et un poids plutôt sympa.
Plusieurs modèles, dont le 303 de descente, sont fabriqués entièrement dans cet atelier. Depuis la découpe à longueur des tubes, le soudage, la finition des triangles, et le contrôle qualité sur gabarit, tout est fait main. Chris Conroy, Manager de Yeti, nous montre un triangle avant de 303 en cours de fab’.
La visité s’achève, il est temps d’aller prendre le zinc. On repart de chez Yeti tout fiers d’avoir pu entrer en moment dans l’histoire même de notre sport, et rassuré quant-à la bonne santé de celui-ci : nos marques mythiques vont bien, elles se développent, et nous promettent encore beaucoup de rêve. Et ce n’est pas Sari, révélée par Yeti elle aussi, qui nous contredira.
Plus d’infos : www.yeticycles.com
Texte et photos : Bastos la Menace




























