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Ben Walker, responsable des juges au Mountain Style de Châtel

mercredi 30 juin 2010, par Nathalie

Ben Walker, responsable des juges au Mountain Style de Châtel

A quelques jours de l’événement, entre deux pistes, un test de vélo, quatre coups de pelle, les dessins d’une future piste, deux prises vidéo et du guiding pour Kranked dans les Portes du Soleil,… il a pris le temps de nous répondre !

Comment tu vois le Mountain Style cette année ? Il a énormément évolué depuis le début. Il commence à ressembler, beaucoup plus, à la vision du départ. C’est-à-dire ? C’est une compet issue de l’esprit de Séb Giraldi, un concept à lui. Pour y participer, il faut un « savoir-faire » de pilotage, c’est un « mountain style » pas un slope style, le terrain est naturel, il y a des cailloux. Maintenant, ça commence à être au niveau où on l’avait imaginé avec Seb la première fois ; quand nous étions allés dans le terrain. Maintenant on commence enfin à shaper des lignes énormes, mais une ou deux pour l’instant, nous on en avait vu 50 des lignes comme ça, mais on a dû commencer plus petit, car ce concept n’existait pas avant. On progresse chaque année.

Nouveautés ? La liste des riders est énorme, toutes les stars sont là. Avant, on en avait quelques-unes, mais là, on a toutes les plus grosses stars du Freeride (ndla : voir la liste ci-jointe). Steeve Romaniuk shape tous les jours avec Seb. Ils font des trucs de barbare, ils sont en train de faire un « step up » de ouf !

Crédits photos : Will Walker

Tu es président du jury qu’est-ce que cela implique ? Précisons que Ben ne donne pas de notes…. Je leur explique leur rôle. Je gère les questions, car les juges ne doivent pas parler entre eux, pour ne pas se polluer. C’est un gros effort de concentration de juger, donc s’il y a une question, je leur explique ce que le rider à fait. S’il loupe un truc, s’il y a une erreur, je leur raconte l’action. Le travail est divisé et chaque gars juge un truc différent, par exemple la fluidité ou un autre les tricks, etc. Le jugement est plus basé sur le pilotage. Le choix de la ligne et l’engagement comptent plus que les tricks. Seb a introduit un système de coefficient en ce sens. Tu interviens dans les notes des juges ? En fait, je regarde « pardessus leur épaule », les notes et les remarques qu’ils font et je vérifie qu’ils sont constants. Au début, les juges ont « 15’000 questions », sur les 2-3 premiers riders ; car c’est difficile de noter, sans avoir de références, tout en étant constant. C’est vraiment stressant de juger, donc je suis comme un consultant, je leur facilite le boulot. © Châtel Mountain Bike Park 2010 - Ben dans le terrain avec toute l’équipe

Le fait d’intégrer le Freeride Mountain Bike World Tour, vous oblige-t’il à faire des changements dans votre système de jugement ? Non, ça ne change rien. A notre étonnement, à Ben d’ajouter : On a déjà fait nos preuves.

C’est quoi pour toi une bonne ligne ? Très engagée, effectuée par un rider qui se ne pose pas de question, qui n’est pas tout le temps sur les freins. Il est sur la « carre » (ndlr : la prise d’angle sur le pneu), il navigue sur le terrain, certain de sa ligne. Il inscrit sa « carre » dans le virage. Le rider doit envoyer du gros mais avec du style et être sûr de lui : pas un rider qui fait que des tricks et qui ne sait pas rider. Le rider parfait serait un mélange entre un rider de Coupe du Monde de DH et un gars de Crankworks.

Portrait express : Ben Walker est Américain, il est venu en Suisse par amour. Il s’est installé avec sa femme à Champéry dans les Portes du Soleil. L’homme de 31 ans a de multiples facettes, il a déjà eu le temps d’avoir plusieurs vies. Actuellement, il est shaper, ride pour Scott, Fox, Formula, Suspension Center, Syncros, film pour et avec Kranked.

Concours : N’oubliez pas de participer à notre concours dans la rubrique News sous : http://www.bikekulture-mag.com/V2/+... A la clé deux pass pour la finale à gagner !

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