Premières sensations sur... Rocky Mountain Slayer SXC 50, Altitude 70 RSL, Yeti ASR 5 et ASR 7
Voici un petit compte rendu de nos premières sensations sur les Rocky Mountain Slayer SXC 50, Altitude 70 RSL, Yeti ASR 5 et ASR 7, essayé lors de la journée de test organisée par Tribe Sport Group au bike park Provence Extreme à Lorgues.
Après avoir enfilé notre tenue de rider et suite à un petit breef sur la structure de ce terrain de jeu pour VTT qu’est le Domaine du château de Berne, nous nous dirigeons vers "l’étendoir" à vélo pour choisir une monture.
Mon premier choix se dirige vers un Rocky Mountain Slayer SXC 50. Depuis le temps qu’on me dit que ce vélo fonctionne, je vais enfin en avoir le coeur net.
Départ donc à la découverte des sentiers de la Provence Extreme, au guidon un peu court (de mon point de vue pour la pratique enduro - il s’agit d’un Race Face Evolve AM) de ce Slayer.
On commence par grimper un tout petit bout de route et on rentre de suite dans la forêt, empruntant des sentiers globalement lisses et bien sinueux. Charmant ! Au détour d’un bosquet, deux virages relevés, puis ça penche dans le bon sens, et ça remonte et ça tourne. On est sur un des parcours "cross country" du spot, et c’est maxi joueur !
Malgré les gros pneus (WTB Prowler XT à l’avant et Prowler SS à l’arrière - apportant une bonne accroche générale, mais parfois fuyants sur l’angle), le vélo possède un bon rendement pour un 160mm. Il ne colle pas trop au sol lors d’un pédalage régulier "au train". Cependant si on passe quelques vitesses et qu’on essaye de tirer du braquet, la suspension a tendance à s’affaisser, on le ressent surtout dans les coups de cul raides pour lesquelles nous n’avons pas eut le temps de rétrograder.
Le Slayer s’avère vif, très vif, parfois un peu trop, un simple petit coups de guidon et la roue avant s’affole. Cela rend le vélo très joueur, mais le petit cailloux imprévu, peut vite changer la trajectoire (tout aussi vite rattrapée cependant).
Comme de plus en plus de vélos de cette catégorie (Enduro 160mm), le confort est exceptionnel, un fauteuil, un de ces vieux canapés 70’s moelleux. Ce genre de suspension donne envie de lacher les freins, et c’est ce qu’on fera avec grand plaisir sur les petites spéciales enduro de la Provence Extreme. Vraiment bien tracée elles contrastes avec les tracés XC ludiques mais sages, sont plus raides, plus engagées et laisses la place aux drifts et autres petits drops.
Nous voici arrivés vers la fin de cette boucle XC ludique de ce bikepark, on commence à remonter vers le Château de Berne quand nous tombons sur une petite ligne de table, perdue au milieu des bois et connectée au parcours XC. Deux petits tours pour refaire encore voller un peu ce Slayer et nous rentrons pour changer de vélo.
Résumé :
les + :
Vélo Joueur
Confort
les - :
Suspension qui s’affaisse sur les gros braquets et montées raides
Parfois trop vif
Plus d’infos : Rocky Mountain
Me voici au guidon d’un yeti ASR 5. Nouveau modèle de la gamme Yeti, ce vélo possède 130mm de débattement. Celui ci est la version alu, et est monté avec une Fox Float RLC axe de 15mm en 140.
Nous repartons sur la même boucle afin d’avoir de meilleurs éléments de comparaison et de test.
Première chose étonnante sur ce vélo : la transmission de la puissance. J’ai quasi l’impression d’être sur mon rigide. Le pompage est inexistant, et le bras arrière ne se déforme pas d’un poil, même sur du gros braquet.
Le rendement est donc top. D’autant que le modèle que je test est équipé de roues légères (Crankbrother Cobalt) semblant très rigides. J’apprécie aussi bien la pneumatique (WTB exiwolf, beaucoup moins fuyants que ces grands frères Prowler qui équipaient le Slayer). On notera cependant que si la suspension apporte une bonne propulsion, il arrive qu’elle soit limite sur des sols tendres et fuyants, même avec le propedal désactivé.
Le poste de pilotage me convient parfaitement (Cintre Monkeylite XC), aussi je prend beaucoup de plaisir à la descente. L’ASR 5 s’avère très stable et précis. Son top tube long en est pour quelque chose, et la fourche en 140 lui donnant un bon angle de direction également. Cependant il en découle que le vélo n’est pas très joueur, il faut négocier les virages serrés en y pensant à l’avance, et les épingles sans nose-turn s’avèrent difficiles.
Nous voici donc en présence d’une bête de marathon. Un vélo confortable pour pédaler vite/fort et longtemps, très stable en descente il permettra de gagner du temps en course en lachant les freins là où d’autres se feront malmener.
On a aussi bien apprécié la selle (WTB Silverado).
Résumé :
les + :
rigidité/transmission de la puissance
rendement
stabilité
les - :
trop sage, manque de vivacité
Plus d’infos : Yeti
Au tour du Yeti ASR 7 !
180mm de débattement à l’arrière, poids contenu : l’avenir du VTT ? Tout ça sur un vélo qui pompe peu et sur lequel la position n’est pas mauvaise pour pédaler, donne à l’ASR 7 un champs d’action très large. Du freeride à la randonnée, en passant par l’enduro, voici un vélo musclé qui a plusieurs cordes à son arc.
Dommage que d’entrée de jeu le poste de pilotage ne me satisfasse pas. Trop haut, beaucoup trop de cales sous la potence, cumulées à un cintre très relevé. On ne sent pas la roue avant, les appuis ne sont pas marqués. Il est vrai cependant qu’une fourche de 180mm de débattement pourrait être intéressante en lieu et place de la 36 de ce montage.
Au pédalage ce 180mm est assez bluffant. Il y a du rendement, on je me lancerait sans problème sur d’assez grands tours à son guidon. On notera un kickback parfois soutenu, lié au fait que la roue arrière n’est reliée au triangle avant que par un unique point de pivot. Cependant sur les gros braquets, la suspension se désactive et le vélo pompe peu.
La rigidité du triangle arrière est exemplaire, et encore une fois ce Yeti est stable.
Le poste de pilotage ne m’aura pas permis d’en savoir plus, hélas, mis à part d’apprécier le confort de la suspension arrière.
Résumé :
les + :
Rapport rendement/poids/débattement/confort
rigidité
stabilité
les - :
Kickback
Plus d’infos : Yeti
Dernier essai de cette journée, le Rocky Mountain Altitude 70 RSL
140mm de débattement avant/arrière, nous sommes dans le secteur All Mountain. D’entrée de jeu on apprécie une position confortable. On est bien redressé sur le vélo, de quoi partir sur des randonnées au long court sans crainte d’un quelconque mal de dos. Il s’avère cependant que c’est au détriment du rendement. Effectivement la position de pédalage n’est pas idéale pour développer toute sa puissance.
En fait le tube de selle est très vertical, il y a peu de déport sur l’arrière. Il devient alors plus difficile de pédaler rond et on s’aperçoit que le vélo oscille un peu. Cependant la position devient idéale pour les montées raides et techniques. C’est réellement le point fort de ce vélo, il grimpe partout et avec une facilité déconcertante (malgré les 8000m de positif accumulés la semaine précédente, les tests des 3 vélos précédents et un repas bien copieux au Château de Berne...)
En descente on ressent vote un manque d’angle de direction (69° pour 140mm de débattement c’est un peu juste). Le vélo manque de stabilité, et la descente de grosses marches doit se faire avec précautions. Il est cependant aisé de passer derrière la selle. Descendre selle haute n’est donc pas un problème avec l’Altitude 70 RSL.
Résumé :
les + :
comportement en montée raide et technique
les - :
pompe un peu
peu habile en descente
Plus d’infos : Rocky Mountain
Plus d’infos sur Le Château de Berne et son domaine "Provence Extreme" : http://www.provencextreme.com
Plus d'infos : Infos, Tarifs, montages complets chez Tribe Sport Group









