Roc Marathon 2008 : point de vue féminin

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Quelques sessions dans l’estérel les jours précédents m’ont permis de m’habituer au terrain très différent de notre région avec beaucoup de cailloux fuyants et à la température encore estivale qui contraste avec nos fraicheurs hivernales de début octobre. C’est suite à un repas bien arrosé et une courte nuit que nous nous engageons sur le Roc Marathon 2008, pas les meilleurs conditions, mais après tout, c’est ça aussi le freeride !

Le départ est donné pour la première vague ! Je reste derrière, en compagnie de quelques participants. Tout comme moi, ils ont préféré partir tranquillement le temps de "chauffer", tout en sachant que l’on rattrapera d’ici peu quelques vététistes qui se seront mis dans le rouge dès les premiers kilomètres.

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Premières montées techniques : il faut commencer à zigzaguer pour avancer à son rythme ! Durant cette première moitié de parcours, au passage vraiment magnifique et relativement technique que ce soit en montée comme en descente ainsi que majoritairement constituée de singles, la présence d’une femme reste relativement anodine. J’apprécie l’ambiance convivial et le respect qui règne entre les participants. Je fais en sorte de laisser passer les concurrents que je semble faire ralentir et en général on me remercie.

On enchaîne ensuite sur une portion plus roulante sur chemins 4*4 qui s’avère moins plaisante mais qui est tout de même la bienvenue car elle me permet de relâcher un peu l’effort. D’autant plus que le soleil commence à taper ! Je me ferais beaucoup doubler car je n’ai pas les jambes assez puissantes pour emmener la plaque.

Au bout de 60 km environ, on se retrouve à nouveau sur des singles, malheureusement c’est aussi à ce moment que l’on retrouve des participants au roc master et aux randos, d’où quelques bouchons et de nombreux ralentissements. On ne peut donc pas profiter au maximum de cette portion de parcours, surtout qu’à ce stade, les dépassements deviennent plus délicats car la fatigue se fait sentir. C’est d’ailleurs à ce moment que les grincheux, les mécontents, les irrespectueux font leur apparition, n’hésitant pas à effectuer des dépassements risqués quitte à te pousser hors du sentier.

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La présence d’une femme éveille des réactions totalement opposées.
- D’une part, il y a les personnes citées précédemment qui t’associe d’office à un obstacle et veulent absolument te doubler, quitte à prendre des risques que ce soit pour eux comme pour toi.
- D’autre part, il y a les participants surpris de voir une femme. On me demande si j’ai fait tout le parcours, on me félicite, on m’encourage… Un concurrent me parle de sa copine qui participe également et pour la première fois à ce type d’épreuve.

Même si pour cette édition, les femmes ont été plus présentes (deux fois plus que l’année dernière – 33 contre 16...), elles sont encore peu nombreuses et éveillent l’attention des autres concurrents. On assimile encore beaucoup leur présence à un exploit et nous sommes donc davantages encouragées et félicitées. Les conversations semblent également plus facilement engagées qu’entre les autres participants.

On peut espérer que le nombre de participantes continuera d’augmenter d’autant plus que les femmes sont loin d’être désavantagées sur ce type de parcours. Les montées techniques et assez physique nous permettent de monter en moulinant plutôt que de travailler en puissance. Ce qui n’est pas le cas durant les longs faux plars roulants. Les portages sont quasiment inexistants. Quant aux descentes, même si elles comportent quelques portions plus cassantes, elles restent largement abordables.

Niveau vélo, j’ai sentis que mon mondraler podium pro, un XC monté "ludique" n’était pas le compagnon idéal. Un montage plus typé cross country m’aurait permis un gain de rendement non négligeable par rapport au profil du parcours.

Pour une première participation, le roc marathon a tenu ses promesses. Un tracé plus exigeant et technique que les autres années qui correspond bien au défi que l’on se lance en s’inscrivant sur ce type d’épreuve. Côté ravitaillements, il n’y a quasiment rien à redire. Nombreux et bien placés tout au long du parcours (sauf peut être le tout premier qui paraît quasiment inutile), suffisamment garnis à partir du moment où l’on ne s’inscrit pas pour faire une balade gastronomique. Le seul reproche que je pourrais faire serait un manque d’information sur le nombre de kilomètres et le dénivelé effectué.

Le point de vue de Nico :

Un parcours superbe excepté peut être 15km trop roulants (au bout de 45km environ, après le 3ème ravitaillement) mais très vite passé vu la moyenne à laquelle ils se parcourent. Dommage cependant que le parcours se joigne au Roc Master et autres randonnées sur les 25 derniers kilomètres, créant ainsi moultes bouchons et pieds à terre.

Question ambiance le Roc marathon est beaucoup plus impersonnel pour un mec. Passer inaperçu est facile même si beaucoup se font remarquer en jouant la gagne avec 200 concurrents devant eux. Certains n’hésiteront pas à s’insulter et je ne serai pas étonné que quelques uns en soient venu aux mains.

Nul doute que l’année prochaine je reposerai mes crampons sur le marathon. Cette fois cependant je m’équiperai d’un bike de pur XC et tenterai de passer sous les 4h30 afin d’éviter les bouchons de fin de parcours (un peu comme pour les vacances d’été...).

Toutes les photos :