L’idée est de relier le Mont Vinaigre par les grands chemins, et d’en redescendre par les sentiers. Mais d’abord il faut traverser Fréjus et St Raphael, car en citoyens concients des difficultés écologiques actuelles, nous avons renoncé à la voiture pour nous rendre dans l’Esterel.
Après une petite confusion dans St-Raphaël... et l’ajout d’une petite bosse imprévue... nous voici donc au pieds du massif de l’Esterel.
On commence la montée par un petit bout de route, puis du grand chemin légèrement caillouteux qui grimpe tranquillement entre les collines désertiques qui font ces paysages spécifiques du coin. Le Dune ne s’avère pas une bête de rendement sur ce type de montée. La faute un peu peut être à la pneumatique Kenda, lourde et large qui semble collée au sol. On avait cependant remarqué que le Dune 2009 avait le même genre de comportement, pataud quand on souhaite pédaler tranquillement, il devenait vite nerveux en appuyant plus fort sur les pédales. En parallèle de ces sensations l’absence de pompage est flagrante, le vélo n’oscille pas d’un poil, et aucune sensation de kickback ne se fait sentir.
Sur la version 2010 du Dune le tube de selle a été redressé, la position de pédalage est plus agréable et plus adaptée.
On finit sur le goudron un poil plus raide que le début du parcours pour achever l’ascension du mont Vinaigre. J’en profite pour faire une démonstration à Fabio77 du forum VV de perte de rendement lors du changement de débattement avec la 36 Talas : en passant directement en 100mm sur ce genre de montée, on se retrouve à coller la roue avant au sol donnant l’impression qu’elle est enduite de glue !
En haut le panorama est superbe, la vue dégagée jusqu’à la mer malgré un ciel légèrement couvert.
Petite pause et séance photo "poseur", on regroupe tous les vélos pour une photo de famille et départ pour la descente par le GR.
On commence sur du cassant et le vélo se fait sentir hyper rassurant. Un fauteuil, on dirait presque que le débattement est sans fin tellement la suspension gomme les difficultés. On se surprend à prendre les lignes les plus difficiles sans peur de bloquer le vélo dans un obstacle et de finir la course sans lui voir sur les dents.
Avec le tube de selle redressé, la taille M du Dune se retrouve ralongé (en gardant la même longueur de top tube). Je me sens de suite à l’aise dessus tandis qu’en 2009 il me fallait clairement un L pour mon mètre 78. Le vélo est du coups beaucoup plus joueur, vif et n’en perd pas moins en stabilité. Les trajectoires se maintiennent toujours aussi facilement, sauf qu’on en change plus aisément. Les bunny-up sont aussi facilités et c’est grand plaisir que de jouer de transferts et autres franchissements. Si le poste de pilotage ne fait pas l’unanimité dans le groupe (potence raz le tube de direction, cintre peu relevé et assez droit), personnellement il me convient parfaitement. Le cintre mériterait peut être d’être un peu plus large (tendance actuelle à la largeur qui apporte un bon plus quand la vitesse augmente notamment)
Tout le monde jubile dans ces merveilleux singletracks, peu pentus, ludiques, parfois techniques.
La descente étant longue on passe ici ou là par quelques courtes montées raides et techniques, la propulsion est énorme la roue grippe le sol malgré les cailloux fuyants caractéristiques de l’Esterel, aucune perte d’adhérence. Avec la Talas en 160, le vélo ne cabre pas sans pour autant avoir besoin de se mettre en bec de selle à outrance et de s’écraser sur le post de pilotage (position qu’on a généralement du mal à maintenir longtemps).
Un peu plus loin je cale une relance dans une montée peu raide et globalement lisse. Dans la bataille ma roue arrière soulève quelques petits cailloux qui viendrons heurter Fabio. Comme le modèle 2009, le Dune 2010 est une bête en relance, plus on accélère et plus l’inertie du vélo semble diminuer, le vélo en redemande et parait plus léger.
On finie la descente par un passage un peu plus cassant, succession de quelques jolies marches, suivies d’un sentier en cailloux fuyants bordé de superbe talus idéaux pour faire quelques "wallride". Gros plaisir pour tout le monde et nous voilà de nouveau au pieds du massif de l’Esterel.
Le retour dans St Raphael se fera beaucoup plus rapidement que l’allez, pour le plus grand plaisir de la troupe.
Sur le stand Mondraker Patrick nous a préparé un petit apéro pour finir en beauté !
Merci à tous pour cette très bonne matinée et à l’année prochaine !
Résumé des sensations du test du Mondraker Dune XR 2010 :
les + :
Confort
Motricité
Vivacité et Stabilité
les - :
toujours un peu pataud à basse vitesse
pas convaincu de l’utilité de la Talas sur ce vélo











































