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Casque / Bios

dimanche 11 novembre 2007, par Amaël

Casque / Bios

Avec son apparence typée casque bol, on aurait tôt fait de classer le Bios comme un simple couvre-chef de dirt ou de street… Que nenni ! Sa conception révolutionnaire en fait un couvre chef aussi bien à l’aise sur une méga double, qu’un parcours au long court. C’est le coup de tête de l’année !

Test, texte et images par The Mic, adaptation par Krachy

Il faut bien avouer que les constructeurs nous améliorent nos casques chaque année, avec des aérations plus performantes, des looks plus ou moins heureux, et tous passent sans encombres les normes imposées par les pouvoirs publics. Toutefois d’après le neurochirurgien Catalin Obreja, il y resterait du travail à faire : les casques actuels ne se comporteraient pas comme il le convient. Le Dr Catalin Obreja a décidé de se lancer conception de casques car il en avait marre de voir arriver sur sa table d’opération des vététistes salement amochés malgré le port d’un casque. Son modèle Bios offrirait une protection maximale tout en réduisant le volume. Il serait aussi le premier casque en conformité avec la structure interne de la tête. Et si le look est proche d’un simple bol, quatre ans recherche et développement ont été nécessaire pour sa création. Voilà donc de la haute technologie et du jus de cervelle (c’est le cas de le dire) qui nous est proposé par Bios.

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Notre modèle de test est un Bios standard, mais saches que contre quinze euros supplémentaires tu peux opter pour un modèle sur-mesure. Ce casque sera parfaitement adapté à la forme de ton crâne et la sécurité accrue. On l’a dit, et on se répète un peu… Si l’extérieur est un bol "normal", la calotte se compose d’un mélange de polycarbonate et de carbone. L’intérieur surprend par les différentes épaisseurs et les densités du revêtement, des zones de déformation sont prévues.

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Si le réglage des jugulaires demande un peu de patience, comme souvent, les sangles restent hyper agréables au touché, pas d’irritations à l’horizon. Le petit maintien occipital rempli bien son rôle, une fois tout réglé le casque ne bouge pas. Les mousses (démontables et lavables) ne sont là que sur le haut de la calotte, mais l’impression de ne rien avoir sur la calebasse est agréable, et le champ de vision total. Les milliers d’heures à son "bord", ne l’ont pas fait vieillir. Nous ne sommes pas allés jusqu’au crash à 80 hm/h dans un mur pour vérifier les dires du concepteur, mais il a offert un sentiment de sécurité tout au long du test. A tel point qu’il est désormais difficile à The Mic de rouler avec autre chose que ce Bios sur la caboche.

In : Possibilité de sur-mesure, sensation de sécurité, aération, visibilité, fabriqué en France

Out : RAS !

Note : la référence actuelle !

Domaine d’utilisation : dirt, street, freeride léger, enduro, cross country

Petit CV
- Prix : de 119 à 149 euro
- Poids : 360 grammes sur notre balance
- Calotte : polycarbonate et carbone
- Nombre d’aération : 13
- Réglages : sangles + kit mousses lavables
- Tailles disponibles : S, M, L et sur mesure
- Coloris : innombrable…
- Renseignements : www.bios-pro.com

L’interview du concepteur par The Mic

Pourquoi créer un casque dans un marché déjà bien fourni ? Dr Catalin Obreja : Pour la plupart des gens, le traumatisme est une égratignure qui se passe à la tête. La réalité est différente : la traumatologie cranio-cérébral est un domaine complexe et important. C’est la première cause de mortalité et de handicap sévère avant 45 ans. J’estime que si on sait comment améliorer les casques de protection, on n’a pas le droit de ne pas le faire. Eviter la mort ou un handicap sévère à seulement 10% de plus des accidentés, représente plusieurs milliers de gens sauvés. C’est une noble tache, et sommes fiers de la porter. Bios est le premier casque bionique. Il est adapté à la structure interne de la tête humaine. Il offre plus de protections avec moins d’encombrement, tout en offrant pour la première fois une protection contre les phénomènes stéréotaxiques, responsable des conséquences des graves traumatismes crâniens.

Le reste de la production des casques est vraiment obsolète comparé au Bios ? Non seulement les casques VTT, mais les casques de protections dans tous les domaines d’utilisation. Sa conception et sa structure sont révolutionnaires et le rendent unique sur le marché.

Le casque vieillit-il rapidement ? Sur la base des fiches techniques des différentes matières utilisées, il faut remplacer son Bios (de deux à cinq ans) en fonctions de la fréquence d’usage et de l’exposition aux UV. Le casque est garanti un an ainsi qu’une assurance anti-crash de deux ans, ce qui permet de remplacer son Bios pour un coût modique.

Y’ a t’il des retours d’essais de chutes d’un Bios ? Le seul cas dont nous avons connaissance est une chute d’environ 8 mètres lors d’un atterrissage raté en parapente. Rien à signaler !

Continuez-vous votre profession de toubib ? La neurochirurgie tout comme la création d’entreprise, sont des métiers qui ne peuvent se vivre qu’à plein temps. Je n’opère pas actuellement, mais je travaille dans la recherche sur les traumatismes crâniens. J’estime d’ailleurs que mon activité actuelle est une extension de celle de neurochirurgien et à travers les Bios, je suis persuadé que nous allons sauver au moins autant de vies que j’ai pu le faire en tant que neurochirurgien.

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